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31 janvier 2007
Va comprendre...
Explication éventuelle dans les commentaires. Pour l'heure, je laisse cette liste brute.
Aaliyah
Abynnissians
African
Alcatel
Amara
Anthropo-logiques
Aran
Arlaud
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Walan
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cahouin
catégoriales
chaperonnage
contractualiste
culturalist
directors
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durkheimienne
dutty
décept
décollectivisation
encadrante
ens
entartage
entartez
ethnocentré
ethnométhodologie
euphémisée
euros
existentiale
footsie
from
generation
graff
graffe
graffent
graffer
graffs
groove
hamiltonien
htlm
husserlienne
hydrogénocarbonate
hébergeur
instrumentalisation
interactionnisme
interactionniste
interactionnistes
login
machino
madjoub
magic
marchandisation
maternaliste
mods
monographies
monologique
musicothérapeutes
métamoteur
natoufien
new-wave
pass
pr
problématisation
proschene
prédisposants
radicalité
rag
ragga
rastafarisme
redissout
reed
reformulation
remixée
roots
satanistes
slam
sociopolitique
sound
sound-system
spect-acteur
steady
stratificationnalistes
street
streggoe
structuralo-fonctionnaliste
subectivisme
surlignage
systématicité
the
trice
ttes
této
universalis
utralibéralisme
voice
web
wright
zouglou
Éric
12:40 Publié dans Diverses singularités, Dolgorouki Productions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29 janvier 2007
Let's Rock one more time !
Un de mes chums (ami québécois) a eu la bonne idée de me conseiller l'écoute de tas de groupes qui envoient le steack. En me baladant sur Youtube pour les écouter, je me suis souvenu que j'avais bien aimé les Foo Fighters (fondé par le batteur de Nirvana, Dave Grohl). Je suis tombé sur des tas de morceaux assez récents qui m'ont fait déchanté : trop de studio, un espèce de look tout propre. Et le grunge dans tout ça !? Tous les bons groupes (ie. Korn, Greenday, Pearl Jam) finissent-ils par être trop produits et produire une bonne dose de daube ?
Mais je ne suis pas chien et j'apprécie toujours certains morceaux, plus vieux. J'ai mis longtemps à enfin trouver une vidéo qui me plait (son et morceaux). Elle est simple et efficace. Le batteur y est impressionnant de bourinitude.
Si vous n'avez pas aimé les précédentes vidéos, inutile de cliquer celle-là. Attendez demain que je vous parle d'autre chose.
Foo Fighters "This Is A Call" Live
07:10 Publié dans Sans la musique, l'erreur serait vivante | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
28 janvier 2007
Reconnaissance vocale
Trouvé sur le site 3couleurs (la photo n'a rien à voir...) :

Parlez-vous français ?
Tapez un texte et cliquez :
¥€$, le 02 octobre 2003 à 21:14
03:40 Publié dans Diverses singularités, Joujou testé, joujou adopté..., Web | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
26 janvier 2007
Capoclaque
C’est curieux :
Quelque chose qui vient d’arriver me semble assez rare pour qu’il soit mentionné.
Le terme capoclaque, évidemment issu de l’italien mais utilisable en français semble absent de tout moteur de recherche. (crazy stuff, uh ?)
J’ai d’abord tapé la requête chez Gougueule qui me dit quelque chose d’inédit :
Aucune page n’a été trouvée pour la langue sélectionnée.
Google a affiché les résultats pour capoclaque dans l'ensemble du Web.
J’ai alors testé ma requête auprès d’une quinzaine de moteurs ou métamoteurs, de Wikipédia (et de ses moteurs partenaires (Exolid, Windows, Yahoo), de l’excellent lexilogos (qui permet de compiler les non moins excellents Littré, Alexandria et six autres dicos). En vain. C’est à croire que le oueb francophone est étranger à ce terme.
Alexandria m’a proposé la définition italienne mais elle ne convient pas :
capoclaque(n.)
| wdn |
|
Elle ne convient pas, parce que le capoclaque, de ce que j’ai entendu hier à la radio désigne plutôt le rôle (et c’est même un métier –sans doute moribond) de celui qui, dans une salle de spectacle vivant, lance le premier les applaudissements. Si je traduis depuis quelques sites italiens, il s’agit en effet la personne qui a l’autorité et la compétence pour commencer un applaudissement. (fin de l’article de la Repubblica sur une intervention de Mussolini Brelusconi ici)

Clap Clap :
Et il s’agit là d’un moment que j’affectionne particulièrement même si j’en ai vu et écouté deux ou trois centaines sur mes 550 soirées passées dans une salle de spectacle. C’est une réaction collective toujours unique. Il y a des façons d’applaudir, des publics froids qui applaudissent fort comme s’ils attendaient l’extinction des lumières sur scène pour communiquer aux comédiens tout le bien qu’ils ont pensé de la prestation.

D’où, dans une salle à l’italienne, l’applaudissement part-il ? Du joyeux paradis peu policé ? De la fosse d’orchestre conquise ? Du premier balcon spécialiste ?

Il y a des tempos dans les applaudissements qui évoquent à certains les frites baignées dans l’huile brûlante, à d’autres l’orage qui frappe la tôle. Il y a des temporalités dans l’applaudissement. A quel moment se déclenche t’il ? D’une soirée à l’autre, cela varie. Samedi soir, à peine la dernière réplique est lancée, les spectateurs savent que c’est finit : Clap clap qui fait-fi de la musique qui commence, de la lumière qui tombe. Dimanche après-midi, la dernière réplique prend son temps. La musique est jouée. La lumière tombe. Les comédiens se présentent pour saluer. Et la lumière revient. Clap clap.
A noter :
Mon ami Gougueule trouve quelque chose lorsque je lui demande en français avec l’espace « capo claque ».
On trouve ici :
23h15, documentaire Fou d'opéra.
Portraits de professionnels de la claque à l'opéra, rencontrés en Italie.
"Alfredo a 28 ans et adore l'opéra. Il en vit, même, en tant que capo di claque. Chef d'une troupe d'admirateurs professionnels, il est payé pour applaudir au bon moment dans les représentations. Il assiste à toutes les répétitions et détermine avec le chef d'orchestre les moments stratégiques où l'enthousiasme s'impose - contre rémunération, s'entend. En général, la commission se monte à 20 % sur les gages des artistes. Une vénalité qui horrifie Luisa, ancienne chanteuse lyrique et fidèle de l'opéra de Vérone où elle a sa place attitrée de loggionista."
On trouve dans ce joli lexique :
Claque (n. f.) Groupe de spectateurs payés pour applaudir ou manifester son soutien à une représentation dramatique. Dans cette acception, le terme n'est pas entré dans la langue avant le XIXe siècle (attesté en 1832 dans le Dictionnaire de l'Académie: «On a fait, on a monté une cabale contre cette tragédie.»), mais la pratique était déjà fermement établie au théâtre, .
On trouve aussi par là :
Claque : spectateurs payés pour applaudir un chanteur ou pour contribuer au succès d'une œuvre par un enthousiasme qui se veut communicatif. Le contraire de la claque est la cabale, sorte d'anticlaque destiné à entraîner l'échec d'un artiste ou d'une œuvre... Parfois les deux factions entrent en contact percutant (si j’osais, je dirais que les deux claques s’échangent des claques), ainsi deux claqueurs se retrouvèrent en prison après une représentation de la Callas à la Scala.
La claque a ses anecdotes célèbres (voir ainsi les Mémoires de Berlioz). On raconte que la claque du Teatro Regio de Parme remboursa le ténor qui l'avait recrutée afin de pouvoir le huer en toute honnêteté...
Un capoclaque, ça reste quand même plus sympa que guider les spectateurs comme le chien de Pavlov

Visiblement, rien d’autre avec « capo claque » ou « capo di claque » en français.
Je propose au Garde de prendre le relais.
Je propose à Google d’élire cette page dans son web francophone.
Je propose au Wikipédia français de picorer ici pour créer un article de quelques mots (à moins que je ne le fasse moi-même, ben tiens en voilà une idée)
Annexes à lire pour les italianisants :
Je termine avec trois extraits dont « l’ultimo capoclaque », trouvé ici (mémoire et métiers) que je traduirai plus tard dans ma tête.
Rosaria Amato, Liberetà, giugno 1999
Una volta non c’era opera senza claque. Adesso, invece, Alberto Borzi, 65 anni, tranviere in pensione, è una rarità.
“Battimani” storico del Teatro dell’Opera di Roma, da alcuni anni ne è diventato il capoclaque, compito che divide con il giovane Salvatore Romano. Ma è lui, Borzi, l’anima del loggione: il suo “Bravi!” esplode puntuale alla fine di ogni rappresentazione, è un tratto caratteristico del quale proprio non si può fare a meno e che spesso ha avuto l’onore delle cronache cittadine e la citazione nelle recensioni.
Non per niente il critico de Il Messaggero, Teodoro Celli, nel 1979 ne sottolineò "la voce “disumana” che dal loggione urlava al giovanissimo direttore Daniel Oren: “Sei meraviglioso!”.
Queste due righe a Borzi sono valse la gratitudine eterna del maestro Oren, testimoniata da una bella fotografia con la dedica: “Ad Alberto, alla voce più disumana del mondo, con grande amicizia”.
Ma Borzi non è solo un collezionista di dediche. E’ anche uno che se ne intende, prova ne sono i 70 milioni vinti anni fa al quiz televisivo “Superflash”.
Pochi ne sanno quanto lui: è un archivio vivente di quanto nella lirica è successo negli ultimi cinquant’anni. E non solo: nella sua casa di via Palmiro Togliatti, alla periferia est di Roma, ha una collezione incredibile di partiture, dischi, nastri e videocassette d’opera.
E dunque come dargli torto quando rivendica la dignità dei suoi applausi pieni di entusiasmo, che, seppure “dovuti” (la claque non paga mai il biglietto), sono sempre sinceri.
**
claque - Con Benignaccio da Vergaio a fare il capoclaque e un tifo da stadio pronto a esplodere ad ogni canzone. Quindi, spiega la dinamica dei fatti: "la claque pro-Bassolino - dice Novi - ha aggredito e minacciato i consiglieri circoscrizionali, intimidito i presenti e rivolto ingiurie e minacce ai consiglieri dellopposizione".
**
La giovane aspira al ruolo di primadonna e possiede anche un certo talento canoro, tuttavia Lucy d’Orsay (Laura Gore), attuale protagonista dello spettacolo, non è facile da spodestare. Nel frattempo la ragazza è raggiunta a Novara dal fidanzato (Tino Scotti) il quale, compresa la situazione, pur di riuscire a riportarla a casa (e quindi a sposarla, riconducendola nell’alveo della “normalità”) paga il capoclaque perché fischi Chiaretta. Delusa e rattristata la giovane acconsente e abbandona le scene. A casa la attende un padre (con fucile) iracondo e lo zio prete i quali, dopo averle fatto la predica di rito, la riaccolgono e ne lodano la saggia scelta. Ovviamente la pellicola dipinge una Chiaretta frustrata e spenta all’idea di incamminarsi verso una grigia vita “regolare” e una famiglia ottusa e gretta, la quale vede nel teatro poco meno del diavolo. Gli autori ne approfittano anche per dipingere una meschina figura pretesca, facendo così emergere una inedita (per l’epoca) vena anticlericale.
00:15 Publié dans Diverses singularités, Dolgorouki Productions, Grandes et petites littératures, Idiosyncrasie du moment, Images des autres, Web | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : clap
24 janvier 2007
Il neigeait
Un poème qui m’est plus ou moins revenu en tête ce soir en rentrant.
Me demande bien pourquoi… Je suis maso. Qui dit maso dit expiation et dit châtiment. Donc Hugo et son bouquin bien nommé qui a torturé la classe de première L d’un bahut des Alpes profondes d’une année pleine de 9 ou de 0, je ne sais plus.

Je n’ai plus qu’à le relire. Accompagnez-moi si vous êtes d’humeur expiatrice.
(source ici)
Victor Hugo
« L'expiation »
Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois l'aigle baissait la tête.
Sombres jours ! l'empereur revenait lentement,
Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre :
Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre
Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs désolés
On voyait des clairons à leur poste gelés
Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
Pleuvaient ; les grenadiers, surpris d'être tremblants,
Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.
Il neigeait, il neigeait toujours ! la froide bise
Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus,
On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.
Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre ;
C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,
Une procession d'ombres sous le ciel noir.
La solitude vaste, épouvantable à voir,
Partout apparaissait, muette vengeresse.
Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse
Pour cette immense armée un immense linceul.
Et, chacun se sentant mourir, on était seul.
- Sortira-t-on jamais de ce funeste empire ?
Deux ennemis ! Le Czar, le Nord. Le Nord est pire.
On jetait les canons pour brûler les affûts.
Qui se couchait, mourait. Groupe morne et confus,
Ils fuyaient ; le désert dévorait le cortège.
On pouvait, à des plis qui soulevaient la neige,
Voir que des régiments s'étaient endormis là.
O Chutes d'Annibal ! Lendemains d'Attila !
Fuyards, blessés, mourants, caissons, brancards, civières,
On s'écrasait aux ponts pour passer les rivières.
On s'endormait dix mille, on se réveillait cent.
Ney, que suivait naguère une armée, à présent
S'évadait, disputant sa montre à trois cosaques.
Toutes les nuits, qui vive ! alerte, assauts ! attaques !
Ces fantômes prenaient leur fusil, et sur eux
Ils voyaient se ruer, effrayants, ténébreux,
Avec des cris pareils aux voix des vautours chauves,
D'horribles escadrons, tourbillons d'hommes fauves.
Toute une armée ainsi dans la nuit se perdait.
L'empereur était là, debout, qui regardait.
Il était comme un arbre en proie à la cognée.
Sur ce géant, grandeur jusqu'alors épargnée,
Le malheur, bûcheron sinistre, était monté ;
Et lui, ce chêne vivant, par la hache insulté,
Tressaillant sous le spectre aux lugubres revanches,
Il regardait tomber autour de lui ses branches.
Chefs, soldats, tous mouraient. Chacun avait son tour.
Tandis qu'environnant sa tente avec amour,
Voyant son ombre aller et venir sur la toile,
Ceux qui restaient, croyant toujours à son étoile,
Accusaient le destin de lèse-majesté,
Lui se sentit soudain dans l'âme épouvanté.
Stupéfait du désastre et ne sachant que croire,
L'empereur se tourna vers Dieu ; l'homme de gloire
Trembla ; Napoléon comprit qu'il expiait
Quelque chose peut-être, et, livide, inquiet,
Devant ses légions sur la neige semées :
- Est-ce le châtiment, dit-il, Dieu des armées ? -
Alors il s'entendit appeler par son nom
Et quelqu'un qui parlait dans l'ombre lui dit : non.
Les châtiments, Livre V « L'autorité est sacrée », XIII, 1853.
23:15 Publié dans Grandes et petites littératures | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20 janvier 2007
Dédicace
04:10 Publié dans Diverses singularités, Idiosyncrasie du moment, Vie du blog, vies de la blogosphère | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blorg !
19 janvier 2007
Et si...
... On se remettait au travail ?
16:18 Publié dans Diverses singularités, Dolgorouki Productions, Dolgorouki Visual Productions, Idiosyncrasie du moment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paint it
18 janvier 2007
Je vous déteste
Emile Zola, extraits de
"Mes haines" (Je hais les gens nuls et impuissants. )

Mes haines
La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. Haïr, c'est aimer, c'est sentir son âme chaude et généreuse, c'est vivre largement du mépris des choses honteuses et bêtes... Je hais les gens nuls et impuissants... Je hais les gens qui vont en troupeau... Je hais les railleurs malsains, les petits jeunes gens qui ricanent, ne pouvant imiter la pesante gravité de leurs papas.
‘Je hais les gens nuls et impuissants; ils me gênent.Je n'ai pu faire deux pas dans la vie sans rencontrer trois imbéciles, et c'est pourquoi je suis triste. La grande route en est pleine, la foule est faite de sots qui vous arrêtent au passage pour vous baver leur médiocrité à la face. Ils marchent, ils parlent, et toute leur personne, gestes et voix, me blesse à ce point, que je préfère, comme Stendhal, un scélérat à un crétin.’
Edition de 6h : le texte enfin trouvé... copiez, imprimez...
MES HAINES
La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. Haïr c'est aimer, c'est sentir son âme chaude et généreuse, c'est vivre largement du mépris des choses honteuses et bêtes.
La haine soulage, la haine fait justice, la haine grandit.
Je me suis senti plus jeune et plus courageux après chacune de mes révoltes contre les platitudes de mon âge. J'ai fait de la haine et de la fierté mes deux hôtesses ; je me suis plu à m'isoler, et, dans mon isolement, à haïr ce qui blessait le juste et le vrai. Si je vaux quelque chose aujourd'hui, c'est que je suis seul et que je hais.
Je hais les gens nuls et impuissants ; ils me gênent. Ils ont brûlé mon sang et brisé mes nerfs. Je ne sais rien de plus irritant que ces brutes qui se dandinent sur leurs deux pieds, comme des oies, avec leurs yeux ronds et leur bouche béante. Je n'ai pu faire deux pas dans la vie sans rencontrer trois imbéciles, et c'est pourquoi je suis triste. La grande route en est pleine, la foule est faite de sots qui vous arrêtent au passage pour vous baver leur médiocrité à la face. Ils marchent, ils parlent, et toute leur personne, gestes et voix, me blesse à ce point que je préfère, comme Stendhal, un scélérat à un crétin. Je le demande, que pouvons-nous faire de ces gens-là ? Les voici sur nos bras, en ces temps de luttes et de marches forcées. !au sortir du vieux monde, nous nous hâtons vers un monde nouveau. Ils se pendent à nos bras, ils se jettent dans nos jambes, avec des rires niais, d'absurdes sentences ; ils nous rendent les sentiers glissants et pénibles. Nous avons beau nous secouer, ils nous pressent, nous étouffent, s'attachent à nous.[...]et il y a là des hommes de néant et de sottise qui nient le présent, croupissent dans la mare étroite et nauséabonde de leur banalité. Les horizons s'élargissent, la lumière monte et emplit le ciel. Eux, ils s'enfoncent à plaisir dans la fange tiède où leur ventre digère avec une voluptueuse lenteur ; ils bouchent leurs yeux de hibou que la clarté offense, ils crient qu'on les trouble et qu'ils ne peuvent plus faire leurs grasses matinées en ruminant à l'aise le foin qu'ils broient à pleine mâchoire au râtelier de la bêtise commune. Qu'on nous donne des fous, nous en ferons quelque chose ; les fous pensent ; ils ont chacun quelque idée trop tendue qui a brisé le ressort de leur intelligence ; ce sont là des malades de l'esprit et du coeur, de pauvres âmes toutes pleines de vie et de force. Je veux les écouter, car j’espère toujours que dans le chaos de leurs pensées va luire un vérité suprême. Mais, pour l'amour de Dieu, qu'on tue les sots et les médiocres, les impuissants et les crétins, qu'il y ait des lois pour nous débarrasser de ces gens qui abusent de leur aveuglement pour dire qu'il fait nuit. Il est temps que les hommes de courage et d'énergie aient leur 93 : l'insolente royauté des médiocres a lassé le monde, les médiocres doivent être jetés en masse à la place de Grève.
Je les hais.
Je hais les hommes qui se parquent dans une idée personnelle, qui vont en troupeau, se pressant les uns contre les autres, baissant la tête vers la terre pour ne pas voir la grande lueur du ciel. Chaque troupeau a son dieu, son fétiche, sur l'autel duquel il immole la grande vérité humaine. [...]Il y a, là-haut ou là-bas, dans une sphère lointaine assurément, une vérité une et absolue qui régit les mondes et nous pousse à l'avenir. Il y a ici cent vérités qui se heurtent et se brisent, cent écoles qui s'injurient, cent troupeaux qui bêlent en refusant d'avancer. Les uns regrettent un passé qui ne peut revenir, les autres rêvent un avenir qui ne viendra jamais ; ceux qui songent au présent, en parlent comme d'une éternité. Chaque religion a ses prêtres, chaque prêtre a ses aveugles et ses eunuques. De la réalité point de souci ; une simple guerre civile, une bataille de gamins se mitraillant à coups de boules de neige, une immense farce dont le passé et l'avenir, Dieu et l'homme, le mensonge et la sottise, sont les pantins complaisants et grotesques. Où sont, je le demande, les hommes libres, ceux qui vivent tout haut, qui n'enferment pas leur pensée dans le cercle étroit d'un dogme et qui marchent franchement vers la lumière, sans craindre de se démentir demain, n'ayant souci que du juste et du vrai ?[...]Lorsque ces hommes parlent, les gens graves et bêtes se fâchent et les accablent de leur masse ; puis ils rentrent dans leur digestion, ils sont solennels, ils se prouvent victorieusement entre eux qu'ils sont tous des imbéciles.
Je les hais.62
62 É. ZOLA, Mes haines, ressources, pp. 1-5.
05:50 Publié dans Diverses singularités, Grandes et petites littératures, Idiosyncrasie du moment | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lange
16 janvier 2007
Ouvrez la boite de Pandore
Non, je ne fais pas référence au bouquin de Latour ni à l'histoire de la boîte de Pandore que je ne connais pas mais au site Pandora.com que vous devez vous empresser de mettre dans vos marque-pages mozilliens où, si vous êtes des traitres, dans vos favoris exploriens.
Pandora, c'est une "web radio" (en anglais, mais ne faites pas vos timides) qui évoque radioblogclub ou encore musicovery...*
(* NND : ce ne sont pas des liens bien sérieux)
Vous débarquez là-dessus
(cliquez si l'envie vous en prend) :
Dans ce dernier cas, Pandora m'a joué / je lui ai dit :
"Selon ce que vous nous avez dit, on joue ce morceau parce qu'il contient des influences blues, un piano accoustique rythmique, une voix athée centrée sur la bière, des guitares électriques rythmiques et d'autres similaritudes identifiées dans le patrimoine génétique du leader." (Traduction Perso (c) Dolgo -mais qui en voudra)
Conclusion :
Merci Jérèm !
Voilà une heure que j'ai créé et lancé la station "Rory Gallagher", et Pandora joue un morceau d'Alice Cooper tout ce qu'il y a de blues rock. Tout se tient.
- Document annexe : Article wikipédien -
Pandora (webradio)
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Pandora est une webradio créée le 6 janvier 2000 incorporant un service automatisé de recommandation musicale créé par le Projet du Génome Musical (Music Genome Project).
Le lecteur audio de Pandora est basé sur la technologie Flash. Le succès du système de Pandora a été croissant au point qu'en décembre 2005 un magazine anglophone, Fast Company, y consacre un article.
L'utilisation de Pandora est simple : Il suffit d'entrer le nom d'un artiste ou un titre de musique puis Pandora prend en charge la suite de la liste musicale, sélectionnant les titres se rapprochant musicalement du premier choix. De plus, à chaque nouveau titre, l'utilisateur peut noter favorablement ou défavorablement chaque titre, permettant d'affiner les choix du système et de les prendre en compte lors d'une manipulation ultérieure.
Voix, instruments, effets, rythmes, pas moins de 400 aspects musicaux sont analysés pour chaque nouvelle musique et le répertoire de Pandora intègre plus de 10 000 artistes.
Le service propose deux types d'inscriptions : La première est gratuite mais accompagnée de publicités tandis que la suivante est payante mais sans ce désagrément.
Options [modifier]
A chaque nouvel artiste, quatre options sont proposées à l'internaute :
- Thumbs up (pouce tourné vers le haut) - Demande à Pandora de jouer davantage de musiques similaires à celle-ci
- No response (pas de réponse) - Pas de changement dans les préférences musicales
- Zzzz - Ce titre ne sera plus joué pendant un mois
- Thumbs down (pouce tourné vers le bas) - Demande à Pandora de ne plus jouer ce titre et d'éviter les musiques similaires. Permet également de sauter le titre. Au deuxième vote négatif portant sur une chanson du même chanteur, Pandora filtrera ses recommandations musicales afin que l'artiste ne soit plus disponible dans la liste de lecture de l'internaute. (Il pourra néanmoins réécouter le chanteur en se créant une nouvelle sélection musicale)
Limitations [modifier]
Pandora est néanmoins soumis à certaines restrictions :
- Le retour en arrière et la répétition d'un titre n'est pas possible.
- La limitation du nombre de sauts d'une musique à l'autre est de 6 par heure, incluant même les votes négatifs sur un titre.
- Il n'est pas possible de jouer uniquement un seul et même artiste.
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
23:00 Publié dans Sans la musique, l'erreur serait vivante | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : pandora internet radio
14 janvier 2007
Les petits détournements
Les petits détournements de Mozinor. Pour en voir plus en haute qualité, cliquez par là.
Merci à Slidinz et Diksa qui se sont tapé tout le boulot.
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19:50 Publié dans Diverses singularités, Idiosyncrasie du moment, Images mouvantes, images sonores, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mozinor, thc



